IGFM-Menschenrechtspreis 2008: Herr Almir Narayamoga Surui, Amazonien/Brasilien

Almir Narayamoga Surui

Almir Narayamoga Surui

Herr Almir Narayamoga Surui erhielt den Menschenrechtspreis 2008 in Annerkennung für seinen unaufhörlichen Kampf für die Erhaltung und den Schutz seines Volkes und dessen Lebensraumes in Amazonien.

Der Preis wurde in Genf an den Indianerhäuptling Almir Narayamoga Surui vergeben. Gegen 500 Personen verfolgten in der Victoria Hall die Preisübergabe. In der Laudatio wurde vor allem das grosse persönliche Engagement des Geehrten für sein Volk, sein Land, den Regenwald und die Umwelt im Allgemeinen hervorgehoben, welche ihn sehr oft in Lebensgefahr brachte.

Die Präsidentin der IGFM-CH, Nationalrätin Barbara Schmid-Federer (Zürich) erwähnte in ihrer Ansprache, der Preis gelte nicht nur einer aussergewöhnlich starken Persönlichkeit, er gelte auch einem ganzen Stamm, den Surui-Indianern in Amazonien, welche sich in friedlicher Weise für ihren Lebensraum, den Regenwald, einsetzen. Die Menschenrechte seien eine internationale Ange-legenheit und man müsse die Menschen unterstützen, welche unter Einsatz ihres Lebens dafür arbeiten. Der Preis besteht in der Aufforstung einer Hektare Regenwald, unter Mithilfe der Organisation Aquaverde.

Umrahmt wurde die Feier von einem Konzert des „Nouvel Orchestre de Genève“ und des Chores GAUDIA, welche die Messe in C-moll von Mozart aufführten.

Laudatio wurde von der damaligen IGFM-Präsidentin Barbara Schmid-Federer gehalten.

 Zur Facebookseite von Almir Narayamoga Surui 

https://pt-br.facebook.com/almir.surui

LAUDATIO

Remise du prix de la société internationale pour les droits de l’Homme, section Suisse, 25 octobre 2008, Victoria Hall, Genève

Barbara Schmid-Federer, Présidente SIDH, Section Suisse

Monsieur Almir Narayamoga Surui,
Chère Monique Schlegel, Monsieur Pfizer, Cher Michel Baumann,
Chers invités,

Mon écrivain préféré, Paulo Coelho, a écrit un jour :

« Quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. » (L’Alchimiste)

Peut-être que vous pouvez vous imaginer pourquoi je cite ici l’écrivain Paulo Coelho : parce qu’il est originaire du Brésil – tout comme le lauréat du prix des droits de l’Homme de cette année 2008.

Manifestement, des messages nous parviennent régulièrement du Brésil où des actions sont menées par des personnes disposant d’une force extraordinaire.

Le Chef Almir Narayamoga Surui renferme en lui cette force extraordinaire. Et c’est un grand honneur pour moi, en tant que présidente de la Société internationale pour les droits de l’Homme, de pouvoir vivre la remise de ce prix.

Le prix 2008 n’est pas seulement décerné à un homme ayant une force extraordinaire, non, ce prix est aussi attribué à toute une tribu. Ce sont les indiens Surui dont la vie dépend de la préservation de la nature et de l’attitude des autres peuples à leur égard qui sont mis à l’honneur aujourd’hui.

Pour garantir la survie de sa tribu, il n’est pas rare que le lauréat du prix décerné aujourd’hui mette sa propre vie en péril.

Et même s’il m’est difficile de ne pas vous présenter notre lauréat, c’est néanmoins avec un très grand plaisir que, au nom de la SIDH, je tiens à vous remercier d’avoir répondu à notre invitation.

Une organisation internationale des droits de l’Homme telle que la nôtre est indépendante tant du point de vue politique que confessionnel. Nous sommes là pour aider des individus, des victimes et des populations marginalisées là où cela est nécessaire. Et c’est précisément lorsqu’une personne devient victime parce qu’elle donne sa vie pour une cause qu’il convient de soutenir davantage encore ses efforts.

En tant que nouvelle présidente de la SIDH, je me réjouis tout particulièrement que nous soyons aujourd’hui en Suisse romande et que la SIDH puisse voir croître le nombre de ses membres de ce côté de la Sarine.

Les droits de l’Homme ne sont pas une question régionale ou nationale mais de plus en plus une question internationale. Là où des personnes veulent s’engager pour le respect des droits de l’Homme, elles doivent pouvoir le faire.

Le lauréat du jour veut absolument mener à bien son action et il met tout en œuvre pour y parvenir. Parce qu’il veut quelque chose – comme le dit Paulo Coelho – tout l’univers conspire à lui permettre de réaliser son désir. Aujourd’hui, l’univers c’est la Suisse, la Romandie. Vous êtes tous venus pour soutenir une action positive, pour soutenir les forces positives de cet homme et de cette population. Pas seulement par idéal, pas seulement moralement mais aussi financièrement.

Depuis 1994, le Prix IGFM/SIDH des droits de l’Homme est décerné chaque année.
Il a pour objectif de récompenser, d’encourager et de soutenir une action qui promeut la paix et la sécurité humaine. Parmi ses lauréats figurent S.H. Dalaï Lama, Cornelio Sommaruga, Tim Guldimann, La Chaîne du Bonheur et, en 2006, un groupe de femmes (Anni Lanz, Elisabeth Decrey Wagner, Elizabeth Neuenschwander, Irène Rodriguez et Marianne Spiller), ainsi que Dick Marty en 2007. En 2008, le comité a décidé de décerner le Prix IGFM/SIDH à M. Almir Narayamoga Surui, en reconnaissance de sa lutte pour préserver son peuple et son environnement en Amazonie.

Avant que nous vous présentions le lauréat, je souhaiterais encore vous dire quelques mots sur la nature. Nous sommes tous concernés par le changement climatique. Mais, compte tenu de la situation financière catastrophique internationale, il sera plus difficile d’obtenir de l’argent pour faire les investissements nécessaires à la préservation de la nature, et c’est précisément pourquoi je me réjouis tout particulièrement que notre soutien aux Indiens Surui soit aussi un soutien à la forêt, à la nature, une nature essentielle à notre survie. Nous soutenons la reforestation.

J’ai comme l’impression que les arbres, que la forêt, voulaient vraiment que nous réalisions quelque chose. Pas seulement la population concernée, non aussi la nature semble avoir lancé un appel à l’aide à travers l’univers. Un appel – rappelons-nous en  – pour que tout l’Univers conspire à permettre au Chef des Indiens Surui de réaliser son désir.

De mon côté, je souhaite à Almir Narayamoga Surui, et je souhaite aux Indiens Surui que Paulo Coelho ait raison, que nous influencions ne serait-ce qu’un peu l’Univers, que le prix des droits de l’Homme fournisse à la population d’Amazonie l’argent et le soutien humain nécessaires, que les gens que nous soutenons aujourd’hui au Brésil puissent mieux faire valoir leurs droits et les droits de l’Homme. 

Je vous remercie toutes et tous et vous souhaite une soirée qui promet d’être impressionnante et inoubliable !
 

Quelle: Quelle

10. Dezember 2008

IGFM